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High impact philanthropy

20 février 2013

Selon the new republic, le profil des salariés des think tanks américains ressemblerait de plus en plus à celui des salariés des organismes de lobbying.

Pour le journal, les plus puissants des think tanks outre-atlantique consommeraient beaucoup (l’expertise a un coût) et cela nécessiterait des levées de fonds permanentes, similaires à celles que conduisent les personnalités politiques quand elles concourent pour une réelection.
Même si les think tanks préfèrent des fonds non nominatifs, il deviendrait tout de même de plus en plus difficile pour eux de demander d’importantes sommes à de généreux donateurs sans avoir à répondre d’une manière ou d’une autre à une commande sous jacente.
En ajoutant à cela le climat de concurrence dans lequel se déroule l’obtention des fonds, concurrence imposée en période de crise par les cabinets de consultants, d’avocats, de lobbying et autres ONG, les think tanks subiraient ainsi une pression qui les rendrait de plus en plus sensibles aux appels du pied de leurs bienfaiteurs.

Ainsi leur mode de fonctionnement, initialement proche des organismes de recherche, glisserait de plus en plus vers celui des organisations de lobbying (sans pour autant en adopter toutes les pratiques), dont on attend habituellement des résultats tangibles en matière d’influence politique et sociétale.

Ce tableau particulier, mêlant financements importants et exigences en matière de résultats porte le nom d’High impact philanthropy.

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