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Entretien avec Benoît Hamon

C’est en forgeant à Gauche qu’on devient...

Benoît Hamon est député européen et porte-parole du Parti socialiste. Il est membre
fondateur du think tank La Forge, qui a vu le jour à l’automne 2007.

Robert Chaouad : Très présent dans les discours et
les commentaires politiques, notamment en période
électorale, le thème de la modernité en politique
semble avoir changé de sens ou, du moins,
d’incarnation.

Benoît Hamon : On a assisté, effectivement, à droite
comme à gauche, a une appropriation du thème de la
modernité par les deux principaux leaders politiques de
la dernière campagne électorale présidentielle. Ce thème
de la modernité est ainsi apparu comme la marque de
leur pratique du pouvoir et de leurs orientations, l’un
comme l’autre souhaitant incarner, à sa manière, cette
modernité. Or, Nicolas Sarkozy développe une vision qui
tend plus à restaurer ou à enraciner la hiérarchie sociale,
à rétablir les privilèges, à remettre en cause le principe
de redistribution et tous les mécanismes modernes de
luttes contre les inégalités (la sécurité sociale, l’impôt,
l’Etat, etc.), un retour à une société d’avant la période
des Trente Glorieuses en somme ; quant à Ségolène
Royal, chez elle, la modernité, à bien des égards, renvoie
à l’abandon de ce qu’était la capacité ou la volonté de la
gauche à tordre et à inverser les rapports de force.

RC : Dès lors, comment définiriez-vous, aujourd’hui,
la modernité en politique ?

BH : Si l’on considère que la modernité est en soi une
forme de rupture avec les dogmes ou les cadres de
pensée traditionnels, et si, en plus, on constate que ces
cadres imposent des concepts et des solutions dont la
mise en oeuvre se révèle être un échec, alors la
modernité devrait correspondre à une rupture avec ces
cadres-là. La première rupture que la gauche française
et européenne devrait mettre en oeuvre, assumer et
décliner, c’est celle-là, c’est la rupture avec toute la
doctrine économique qui domine, aujourd’hui, le débat
européen, qu’il s’agisse des débats politiques à
l’intérieur des Etats membres ou au sein de l’Union
européenne. Quelle est cette doctrine économique ?
Elle se fonde, notamment, sur le primat du
consommateur sur le salarié et du consommateur sur le
citoyen. J’entends par là que toute la doctrine
économique de l’UE parie sur le rétablissement de la
compétitivité des économies européennes par la baisse
des prix et non pas par l’amélioration de la productivité,
c’est-à-dire par l’investissement dans la recherche, le
développement, l’éducation et la formation. Or,
aujourd’hui, le présupposé de cette doctrine est que la
mise en concurrence des acteurs travaille aux intérêts
des consommateurs puisqu’elle stimule une
concurrence qui favoriserait la baisse des prix. Dès lors
que l’on parie exclusivement là-dessus, on assiste, au
sein des Etats membres de l’UE, à la mise en place de
politiques qui encouragent la baisse des prix et qui,
parallèlement, encouragent la modération salariale,
favorisent des disciplines budgétaires strictes et donc
pénalisent les investissements qui pourraient être fait par
les Etats membres. Conséquence de quoi, les citoyens,
pour que leur pouvoir d’achat augmente, sont
encouragés à consommer en stimulant une concurrence
par la baisse des prix et en cherchant les prix les plus
bas. Or, en choisissant les prix les plus bas, et donc en
stimulant cette concurrence, cela conduit les entreprises
à devoir baisser leur coût de production, et pour ce faire
à jouer sur la variable d’ajustement sur laquelle il est le
plus simple de jouer aujourd’hui, à savoir le coût du
travail.

On en arrive donc, et c’est la théorie que je défends,
avec d’autres, à faire du consommateur l’artisan de la
remise en cause de ses propres droits de salarié et de
ses propres intérêts de citoyen. Ainsi, je constate qu’il y
a une contradiction absolue à voir que c’est le même
gouvernement qui prétend investir sur le long terme avec
le Grenelle de l’environnement et qui, dans le même
temps, revendique le fait que la France est en retard sur
le low cost et devrait mieux se positionner en la matière.
Or, le low cost est en contradiction directe à la fois avec
ce que devraient être les investissements nécessaires
pour assurer la protection de l’environnement et, surtout,
cela pousse le consommateur à faire un choix qui remet
en cause son propre intérêt de salarié puisque ce choix
pousse à la baisse du coût du travail.

Je crois, ainsi, que cette doctrine économique, qui
désosse méthodiquement tous les modèles sociaux
nationaux et qui pousse à des choix politiques qui se
détournent des investissements favorables à la
protection de l’environnement, eh bien, ce choix de
politique économique est le choix avec lequel on devrait
rompre. Et la modernité, pour le coup, c’est celle qui
s’attaque à ce qu’est la répartition primaire des revenus
entre le capital et le travail, entre les profits et les
salaires, et celle qui réhabilite l’impôt. C’est d’ailleurs la
raison pour laquelle je suis favorable à la création d’un
grand impôt universel qui prenne en charge l’ensemble
des prestations universelles (assurance maladie,
politique familiale, dépenses publiques, éducation, etc.),
qu’on change aussi la principale cotisation qui pèse sur
les entreprises et qu’on l’élargisse à la valeur ajoutée. Et
donc, en tout cas, qu’on réarme la politique en
redonnant, par l’impôt, des moyens d’action à la
puissance publique. Ce qu’elle n’a plus. Dans une
société prompte à exalter en permanence les devoirs en
contrepartie des droits,
on oublie que le principal
des devoirs qu’acquitte
n’importe quel citoyen,
c’est justement l’impôt.
Et je trouve
invraisemblable que
l’impôt soit à ce point
discrédité aujourd’hui,
alors qu’il est
l’instrument qui permet,
par la construction de
biens publics universels,
par la construction de
services publics, par la mise en oeuvre d’une protection
sociale, de lutter contre les inégalités. Il s’agit là d’un
point sur lequel, comme think tank, La Forge entend
travailler.


RC : Dans une certaine mesure, et sans tomber
dans un déterminisme social caricatural, la
contradiction que vous relevez peut également se
retrouver dans la sociologie électorale du vote
présidentiel de mai 2007. Dès lors, comment faire
pour que les idées que vous défendez à La Forge,
ou plus globalement au sein de votre famille
politique, gagnent l’espace public et, surtout,
redeviennent “hégémoniques” ?

BH : Je crois qu’il y a une crise culturelle à gauche.
Pourquoi les gens pensent-ils, aujourd’hui, que les
idées de mise en concurrence et de compétition sont
plus fécondes pour eux que ne l’était, hier, un modèle
fondé sur la redistribution et la solidarité ? D’abord
parce que le modèle social français est en crise,
comme tous les modèles sociaux nationaux
européens. Ce qui est frappant dans la période
actuelle, c’est cette forme de myopie ou
d’aveuglement d’une partie des élites de gauche, qui
refusent de voir que la crise française s’inscrit dans un
mouvement général de crise de la social-démocratie
européenne. Souvent, on vante ce que serait la
réussite éclatante du socialisme au-delà de nos
frontières, là où, dans les pays nordiques, la socialdémocratie
ne dirige plus aucun pays, là où nous
sommes en coalition en Allemagne, là où nous
sommes menacés en Italie et nous ne savons pas si
nous allons garder la Grande-Bretagne. On ne dirige
que quatre pays sur 27 Etats dans l’UE et on vit sur le
mythe que ce serait le socialisme français qui serait
frappé du sceau de l’archaïsme et qui serait en crise là
où tous les autres auraient réussi leur congrès de Bad
Godesberg. Or, aujourd’hui, la crise de la socialdémocratie
touche l’Europe entière. Toutes les
formations sociales-démocrates, au sens générique du
terme (travailliste, socialiste, etc.), sont confrontées à
une crise politique et
idéologique et à une
remise en cause de
leur vocation et de leur
fonction. Cette crise et
cette remise en cause
s’expliquent par le fait
que l’histoire de la
social-démocratie est
indissociable de la
construction et de
l’essor des modèles
sociaux nationaux. Au
gouvernement ou dans
ses luttes, dans ses combats, dans l’exercice des
responsabilités ou dans les mobilisations populaires,
la gauche est associée à l’édification d’un modèle
redistributeur et protecteur, peu importe qu’il soit
rhénan, nordique ou méditerranéen. Or, concrètement,
ce sont ces modèles-là qui se révèlent, aujourd’hui,
défaillants à lutter contre l’exclusion et contre la
pauvreté, à vaincre la précarisation des conditions
d’existence et des conditions de travail et à éviter le
déclassement social. On constate donc que ce
système-là, qui repose sur des grandes valeurs
collectives et sur d’importants mécanismes de
solidarité, échoue, aujourd’hui, à vous protéger des
aléas de la vie.

Dès lors, il paraît assez logique et assez tentant, pour
ceux qui disent que ces modèles redistributeurs sont
en échec et qu’en plus ils sont responsables de la
faiblesse de la croissance, de se tourner vers un
modèle qui parie, lui, sur les moyens qui seront donner
à chacun de pouvoir s’en sortir seul. Je crois, pour ma
part, que ce dernier modèle sera assez vite mis en
échec, ou en tout cas que la politique qu’il induit sera
très vite majoritairement contestée. Je pense ainsi que
cette offre politique a correspondu, à un moment
donné, à ce qui était une disponibilité de personnes
issues des classes populaires et des classes
moyennes, qui font, pour elles-mêmes et leurs enfants,
le constat de l’échec des mécanismes de
redistribution et de solidarité à les protéger de la
mondialisation, des délocalisations, dans leur travail,
dans l’accès à la retraite, etc.
Dans ce cadre-là, je pense que la faute de la gauche
est majeure, dans la mesure où elle a refusé le combat.
Là où on aurait dû revendiquer la nécessité de
réhabiliter l’impôt, de réhabiliter la redistribution, la
solidarité, de trouver de nouvelles recettes pour
financer un modèle social réformé, rénové, plus
moderne, eh bien, la gauche ne l’a pas fait. On a, au
contraire, directement emprunté à ce que je considère
être le patrimoine intellectuel et idéologique de la
droite, en revendiquant le donnant-donnant, en faisant
des assistés l’une des causes des déficits sociaux,
etc.


RC : En même temps,
la montée en
puissance de “valeurs
individualistes” au sein
de la société ne
poussait-elle pas à un
tel emprunt ?

BH : Ce que l’on
constate, en tout cas,
c’est que coller à l’air du
temps nous conduit à la
défaite ! J’aimerais
enfin sortir de cette analyse qui veut que l’on ait perdu
trois élections présidentielles par trop plein de
socialisme. On n’a pas perdu ces élections parce qu’on
appelait à la nationalisation des banques ou à la
collectivisation des moyens de production. On n’a pas
perdu parce que Ségolène Royal était trop à gauche ;
on n’a pas perdu parce que Lionel Jospin était trop à
gauche. On a perdu, à chaque fois, par défaut de
clarté et par défaut de socialisme. Ce que je constate,
c’est que des trois élections présidentielles perdues,
quelle est celle où on a réalisé le meilleur score ? C’est
celle de 1995, avec Lionel Jospin. Avec un programme
où figuraient déjà la CMU, les 35 heures, les emplois
jeunes, etc. Programme avec lequel ont été remportées
les élections législatives de 1997. Ce que je veux dire
par là, c’est qu’à l’époque, nous étions en présence
d’une gauche qui s’assumait. Et une gauche qui
s’assumera, demain, ce n’est pas forcément une
gauche qui prône les 32 heures, mais une gauche qui
développe un véritable volontarisme en matière de
redistribution et de lutte contre les inégalités.

RC : Dans le cadre de votre think tank, La Forge,
vous ambitionnez d’”élaborer un nouvel intellectuel
collectif”. Qu’entendez-vous par là et comment
entendez-vous fonctionner ?

BH : Nos influences sont multiples et l’une des
caractéristiques de La Forge, c’est la diversité des
histoires politiques, des trajectoires et des disciplines
des personnes qui la compose. Surtout, ce qui nous a
réuni, c’est la volonté de s’attaquer aux vrais impensés
du discours de la gauche aujourd’hui, ou du moins ce
qu’on considère comme tel, et, en même temps, avoir
une méthode de diffusion qui emprunte directement à la
réussite des think tanks anglo-saxons. Là où les partis
politiques de gauche peinent à être des émetteurs
politiques puissants, on pense qu’on doit être, le plus
rapidement possible, dans la liste des sites favoris des
étudiants en science politique, des chercheurs, des
journalistes, etc. Donc être un pôle de référence en
matière de production de pensée, comme le sont la
Fondation Schuman, la Fondation Jean Jaurès, l’Institut
Montaigne, etc. Ils ont
réussi à s’imposer
comme de puissants
émetteurs en termes de
pensée. On aura donc
une stratégie
extrêmement agressive
en termes de lobbying,
tout en produisant des
publications, qui
prendront différentes
formes, sur support
papier ou Internet. On
aura trois formats de
communication : une communication sous la forme de
livre, qui correspondra à une note oscillant entre 90 000
et 140 000 signes, puis les notes de La Forge, d’environ
30 000 signes, passant également par le comité de
lecture et répondant à un protocole spécifique en termes
de publications, de références, etc. ; et, enfin, un format
plus léger, une note d’environ 10 000 signes, un mémo
plus réactif à l’actualité, dénonçant les raccourcis
intellectuels, les démonstrations paresseuses, etc.

RC : Cela signifie que vous ne vous retrouviez pas
dans les nombreux lieux qui ont également pour
fonction de produire du savoir et de l’analyse ?

BH : Il existe effectivement de nombreux lieux où il
s’écrit des choses extrêmement intéressantes, comme la
Fondation Jean Jaurès, la République des idées, etc.
Pour ma part, dès le moment où je me suis penché sur
ces questions-là, j’ai trouvé qu’il manquait un lieu où les
politiques pourraient régulièrement croiser des
syndicalistes, des universitaires, des gens qui font de la
politique sans appartenir au champ politique stricto
"Ce que l’on constate, c’est
que coller à l’air du temps
nous conduit à la défaite !"
Entretiens Benoît Hamon
THINK n° - Février 2008 p. 16 Entretiens par Robert Chaouad 6
sensu (comme l’association AC le feu par exemple), etc.
On voulait donc, en créant La Forge, créer un lieu où
puissent se mêler les disciplines et les trajectoires, mais
également créer un lieu à l’intérieur duquel les personnes
qui ont eu à subir l’effet du plafond de verre dans leur
discipline ou leur champ de compétence, en termes de
publication et de diffusion de leurs travaux et de leurs
idées, puissent s’exprimer et être entendues. La Forge
n’est pas un think tank générationnel, mais il y a eu une
sorte de parti pris qui consistait à dire que l’on
accorderait une attention particulière aux travaux jugés
intéressants issus de jeunes chercheurs.
Enfin, en créant La Forge, ce qui nous a intéressé, ce
n’était pas tant de créer des concepts que d’avoir
l’exigence d’associer systématiquement aux questions
traitées des solutions qui pourraient être mises en
oeuvre. On s’est fixé comme objectif clair, le réarmement
théorique et pratique de la gauche dans la perspective
de la reconquête du pouvoir dans cinq ans. Nous
sommes un think tank entièrement dédié à cet objectiflà,
et en ce sens je crois
qu’il complète ce qui
existe déjà.

RC : Entendez-vous
donner une dimension
européenne aux
activités de La Forge ?

BH : Ma première
satisfaction provient du
fait que, deux mois
seulement après la
création de La Forge,
nous faisons partie, avec
la Fondation Jean Jaurès, des deux think tanks français
qui ont été retenus par le Parti socialiste européen (PSE)
pour participer aux travaux d’élaboration de son
manifeste pour les élections européennes de 2009. Cela
signifie donc que la famille politique que nous
souhaitons incarner, celle qui réfléchit, par exemple, au
rôle de la puissance publique, et qui ne se réduit pas à
la gauche du « non », sera reconnue. Et la
reconnaissance de cette famille politique et du rôle
qu’elle peut jouer dans l’avenir de la gauche européenne
est, à mes yeux, une chose extrêmement importante.

RC : Pensez-vous pouvoir vous faire entendre au
sein du PSE ?

BH : Il est clair que nous ne disposons pas de la même
surface et des mêmes moyens que d’autres think
tanks. Toutefois, la question qui se pose, à l’égard des
think tanks anglo-saxons par exemple, notamment
ceux qui inspirent le Parti travailliste, c’est de savoir,
aujourd’hui, s’ils sont les plus influents. Je pense, pour
ma part, que le problème du débat à l’intérieur du PSE,
c’est justement l’absence de débat. Et c’est pour ça
que Poul Nyrup Rasmussen [NDLR : président du PSE]
réinjecte aujourd’hui de la politique, parce qu’il se rend
compte du lent déclin de la social-démocratie, tant sur
le plan des positions qu’elle occupe dans les Etats
membres de l’UE que sur le fond, et en raison du fait
qu’elle peine à être un acteur majeur du débat politique
européen.
Ce qui est amusant d’ailleurs, pour revenir à la doctrine
économique européenne dont nous parlions tout à
l’heure, c’est de voir qu’il faut aller chercher aux Etats-
Unis, voire en Amérique latine, des économistes pour
critiquer, voire moquer, les stratégies mises en oeuvre
en Europe et qui sont des stratégies qui échouent et qui
ne sont remises en cause par personnes – ou par très
peu de monde. Ce qui est frappant aujourd’hui, c’est
qu’il faille que ce soit un Joseph Stiglitz qui dise que les
choix de politique monétaire européens sont des choix
stériles, pour qu’un Jean-Paul Fitoussi retrouve de la
légitimité dans le débat, là où il disait la même chose
par le passé, mais il
n’était pas écouté parce
qu’il était français.
Cela dit, on constate,
petit à petit, que tout ça
est en train de bouger.
On commence à avoir à
nouveau du débat, en
Europe et au sein même
de la social-démocratie,
là où il avait été rendu
impossible, notamment
en raison de la
modification des
rapports de force à la suite de l’élargissement.


RC : Pour conclure, quels sont les projets de La
Forge pour les prochains mois ?

BH : On travaille sur plusieurs initiatives en même
temps. Il y a un cycle de conférences sur le pouvoir
d’achat dont les vidéos seront mises en ligne. On va
également produire un contre-rapport Attali.
Actuellement, on fonctionne à partir de quatre groupes
de travail lourds et de deux cellules plus réactives,
l’une consacrée à l’opinion et aux analyses électorales
et l’autre, “riposte”, qui s’attachera, à chaque fois
qu’on le pourra, à niveau d’expertise égal, à proposer le
contre-rapport aux productions du gouvernement. On
est donc à la fois sur des cycles longs et sur des cycles
plus courts. On aura également beaucoup de travaux
sur des problématiques culturelles, sur les territoires, la
laïcité, sur les questions carcérales, les libertés
publiques, etc. On publiera en début d’année une note
qui fixera l’agenda de travail de La Forge pour 2008.

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