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L’Ami Public

10 novembre 2006

Coordonnées

Adresse :31 rue des Longs Près, 92100 Boulogne-Billancourt
Tél : + 33 (0)6 80 70 90 70
Fax : +33 (0)1 45 41 04 75
Mail : info@amipublic.com
Web : http://www.amipublic.com
Blog : http://www.amipublic.info
Fondateurs : Christian Blanc, Martine Bidegain
Présidente : Catherine Gallou
Vice-Présidente : Martine Bidegain
Trésorier : Tarek Ghabarou
Secrétaire Général : Philippe Texier
Membres honoraires : Dupuy François, Alain de Vulpian
Membres actifs : Thierry Jagle, François Martin, Xavier Quérat-Hément, Isabelle Proust, Samuel Grasset

Historique

L’Ami Public a vu le jour en 2002 sous l’impulsion de Christian Blanc, entouré d’une quinzaine de personnes. Mais l’idée était dans l’air depuis longtemps. Le 5 avril 2001, la création de l’association avait déjà été annoncée par son fondateur dans une tribune du Monde intitulée « La France ne sait pas où elle va ». Dans le contexte de campagne présidentielle, Christian Blanc y dénonçait l’immobilisme et le manque de courage politique. A l’origine, l’Ami Public est né pour favoriser la réforme de l’Etat. Le grand cheval de bataille de l’association, l’objectif étant de parvenir à un Etat décentralisé et proche du citoyen, lui-même acteur de la chose publique. Quand il décide de fonder l’Ami Public, Christian Blanc fait avant tout un appel aux Français en vue de l’élection présidentielle. La démarche touche puisque des milliers de personnes signent alors une pétition résumant les urgences à traiter par le candidat élu dès son arrivée à l’Elysée. Depuis, la popularité de l’association a connu des hauts et des bas. Aujourd’hui, elle compte 300 membres cotisants contre 2000 à une époque. « Pendant un moment, l’Ami Public et Christian Blanc manquaient de visibilité. Mais dernièrement, nous nous réveillons », explique Michel Jouannot, membre du conseil d’administration.

Valeurs

Parti de l’idée que le changement ne viendra sûrement pas des personnalités politiques aujourd’hui au pouvoir, l’Ami Public prône l’avènement d’une démocratie de proximité décentralisée. Avec comme acteurs principaux, des citoyens suffisamment autonomes et dynamiques pour prendre leurs responsabilités et changer les choses. Et c’est justement parce que l’association donne la priorité aux citoyens qu’elle s’est choisi un mode de fonctionnement différent de celui des autres think tanks. À sa base des réseaux locaux font le lien, grâce au site Internet, entre Paris et la province. Les réseaux font remonter les informations et les expériences au siège de l’association tout en relayant les propositions de celle-ci auprès des citoyens. Autre particularité de l’Ami Public : sa dimension très européenne. L’association est partenaire de nombreuses structures européennes et s’est engagée en faveur du traité constitutionnel.

Missions

Réformer la France et en priorité l’Etat français. C’est la mission que s’est fixée l’Ami Public pour les années à venir. « D’ici quinze ans, il sera trop tard », prévient Michel Jouannot. Et face aux blocages que connaît le pays, c’est aux citoyens de se mobiliser afin d’élaborer et de proposer un certain idéal de société. Un projet que les membres de l’Ami Public s’appliquent à affiner pour formuler des propositions de politiques publiques efficaces et convaincantes. Les débats se font via le site Internet. Une douzaine de thèmes de réflexion, les « chantiers », ont été définis (réforme de l’Etat, dialogue social, santé, sécurité…), chacun encadré par un modérateur qui centralise les contributions et rédige les conclusions. Leur nombre n’est en aucun cas limité et chacun peut suggérer la création d’un nouveau groupe de travail selon l’actualité. Cependant, l’Ami Public n’ambitionne pas de créer des solutions aux problèmes de la société française mais de répertorier les expériences concluantes au niveau local ou dans les pays voisins pour s’en inspirer. Depuis 2002, les propositions de l’Ami Public sont portées sur la scène politique par Christian Blanc et son mouvement Energies Démocrates. Une représentation qui n’empêche pas l’association de se chercher d’autres soutiens en mettant ses propositions à la disposition de toutes les formations politiques. « Nous ne refusons que les extrêmes », précise Michel Jouannot. Quelques partenariats privilégiés unissent d’ailleurs l’Ami Public à certains partis politiques comme la Gauche moderne, le Parti blanc ou le Parti fédéraliste européen.

Réalisations

L’Ami Public rassemble des citoyens, et non des experts, et s’appuie majoritairement sur le réseau Internet pour organiser ses groupes de réflexion et ses forums de discussion. L’association ne peut donc pas être considérée comme un pôle de recherche mais plutôt comme un espace de débats, dont les conclusions font l’objet de synthèses thématiques consultables gratuitement en ligne (à partir de la page ‘Les chantiers en cours’). Pour le moment, ces rapports ne sont pas publiés sur papier. Reste que l’association a le projet de sortir un livre présentant le modèle de société qu’elle défend depuis sa création. Une « société rêvée » que l’Ami Public a pensé à partir de toutes les propositions formulées depuis quatre ans, mais aussi à partir d’interviews menées pendant un an auprès d’une trentaine de Français. Les résultats de ces entretiens sont en cours de validation dans d’autres pays européens. Il s’agira du deuxième ouvrage de l’association. Il y a deux ans, les éditions Dunod ont créé une collection Ami Public à l’occasion de la sortie du livre A l’écoute des gens ordinaires. Comment ils transforment le monde. Publié au lendemain des rencontres du même nom, l’ouvrage a été rédigé par un des vice-présidents de l’association, Alain de Vulpian. Une seule édition pour l’instant pour les rencontres A l’écoute des gens ordinaires. Des centaines de citoyens se réunissent à Paris pour débattre d’une thématique précise, en présence de personnalités politiques. L’objectif : mettre en évidence le dynamisme de « La France d’en bas ». A la fin de la journée, les élus livrent leurs observations. Face au succès de l’initiative, l’Ami Public avait programmé une autre rencontre consacrée à l’école mais celle-ci a été repoussée. Même incertitude en ce qui concerne la périodicité des conférences organisées par l’association. « Les débats s’organisent au gré des disponibilités de chacun mais beaucoup de projets sont en cours », explique Michel Jouannot. En 2005, deux conférences ont attiré chacune une centaine de personnes : l’une sur la constitution européenne, l’autre sur la réforme de la santé. L’occasion pour l’association de se poser en observatoire des réformes du gouvernement. « L’objectif est purement pédagogique, poursuit-il. Les invités s’expriment pendant 10 à 15 minutes puis ils débattent avec la salle. »

Par Sandrine Dignocourt

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